Monique Boudreau - 2019

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Biographie

Cette artiste originale est née et a grandi à Montréal. Elle a évolué dans différents quartiers où elle était en proie à diverses mésaventures. Ses parents, avec les meilleures intentions du monde, l’ont en quelque sorte isolée et elle s’est retrouvée, la plupart du temps, entourée d’adultes.

C’est à un très jeune âge qu’elle est devenue la confidente de personnes beaucoup plus âgées qu’elle. Cela pouvait autant être des professeurs que des inconnus croisés brièvement dans la rue qui lui racontaient des moments vécus. Elle adorait écouter ces récits car, se disait-elle, les gens étant uniques, elle ne vivrait jamais les mêmes histoires.

On pourrait croire que cette facette de son enfance explique la raison pour laquelle son art est représentatif de la lutte de l’âme humaine.

De grandir ainsi, presque toujours entourée d’adultes, a un aspect très solitaire. Cela lui donnait également la sensation qu’elle ne s’intégrait pas facilement avec des personnes du même groupe d’âge qu’elle. Elle a alors commencé à dessiner et à jouer avec différentes formes d’art. On la surprenait en train de dessiner en classe et, découvrant son talent, on lui demandait de dessiner des portraits, de promouvoir des évènements publics, etc. 

Quand le moment se présenta de faire son choix de carrière, son cœur balançait entre deux options. La première était la psychologie. On l’avait d’ailleurs surnommé « la psy » à l’école secondaire puisqu’elle tentait toujours de son mieux de guider ses confidents. Son autre choix se portait sur le graphisme où elle se voyait imaginer différentes approches publicitaires tout en utilisant son talent en dessin. Ses deux préférences ont malheureusement été découragées par ses parents. D’une part, en psychologie ils croyaient que leur fille s’enliserait dans une profonde tristesse si elle entreprenait une telle carrière et, en ce qui concerne le graphisme, cela signifiait qu’elle devrait s’inscrire à une école d’art où, selon eux, « le sexe, la drogue et le rock’n roll » régnaient et c’était évidemment hors de question!

N’eut été de sa mère qui se battait alors contre un cancer, elle aurait défié ses parents et aurait choisi l’une de ses deux passions, mais comme elle ne désirait pas faire de vagues et aggraver la situation, elle opta pour ce qui lui semblait, à ce moment, la meilleure autre option i.e le marketing. Au moins cette avenue exigeait un peu d’imagination.

Dessin réalisé à 16 ans

portrait exécuté à 17 ans

Se battant elle-même contre ses propres problèmes de santé et faisant face à de graves difficultés financières, elle s’en est sortie avec l’aide de son conjoint qui a toujours été à ses côtés et qui l’a toujours encouragé. Mère de deux garçons qui volent maintenant de leurs propres ailes, elle est également une fière grand-maman de trois beaux petits anges. 

À travers les années (santé et finances le permettant), elle reste en contact avec l’art en suivant quelques cours privés avec différents artistes. Son premier cours fut pour apprendre à mixer les couleurs en peinture, une zone qui lui était encore jusque là inconnu.

œuvre réalisée à la suite des nouvelles connaissances acquises; ‘’Création évolutive’ 

Elle a été l’une des rares chanceuses à rencontrer l’artiste Raymond Létourneau qui a donné une série limitée de leçons privées dans lesquelles elle a appris à « saisir le moment ». Les élèves n’avaient que quelques minutes pour dessiner des

modèles nus qui changeaient régulièrement de position. 

Homme nu réalisé au fusain

C’est vers fin quarantaine qu’elle décida de retourner à l’école et de suivre un cours intensif en architecture d’intérieur. Après avoir accumulé d’excellentes notes, elle a eu une révélation; « Je veux simplement être une artiste ». Maintenant qu’elle savait ce qu’elle voulait faire, il ne restait qu’à savoir comment.

Réalisation lors de son passage chez AADMTL (Académie des Arts et du design de Montréal)

Après quelques recherches elle a finalement trouvé un professeur avec des connaissances versatiles dans divers médiums. René Milone enseigne depuis quelques décennies, autant à des professionnels qu’à des débutants. Ses tutoriels  explorant différentes techniques étaient juste ce dont Monique avait besoin afin d’acquérir suffisamment de confiance en elle pour se lancer dans l’aventure. Elle aégalement suivi différents ateliers dans le but de diversifier ses connaissances. Par exemple; Antoine Bittar impressionniste et Andrée Couture pour l’exploration de la peinture avec collage.

Elle a alors commencé à présenter ses œuvres lors d’expositions. Sa première a eu lieu à l’Atelier René Milone en juin 2013, au même endroit où se donnaient ses cours. Elle a été suivie par l’exposition « Le salon des Arts Visuels de Brossard » en avril 2015 et ensuite au « Plaisir d’Artistes de Montréal » en mai 2015.

En 2016, après avoir soumis son œuvre intitulée « Le Cook dans sa ruelle » au concours de Césure (un site Web d’art), elle remporte une « Mention d’excellence » de la part du jury. Sa dernière exposition a eu lieu à La Prairie en novembre 2017. Une exposition très respectée que la ville accueille depuis maintenant vingt cinq ans.

Vivant pleinement, s’entrainant au moins quatre fois par semaine, prenant du temps pour sa famille et ses amies, ses journées sont principalement gouvernées par son art avec lequel elle souhaite toucher le cœur des gens.

Lorsqu’on lui demande pourquoi elle peint, sa réponse est la suivante; « Dans le monde fou dans lequel nous vivons, le lot de travail auquel on doit faire face dû au besoin d’avoir les choses faites de plus en plus vite, les pressions sociales sont une réalité pour la plupart d’entre nous. Le résultat de cette équation est que de plus en plus de gens ont besoin d’être médicamentés juste pour vivre leur quotidien. Je souhaite que mon art soit une représentation de ce combat intérieur en jetant un regard sur ce qui est ressenti mais qu’on ne peut exprimer. Au final, j’aimerais pouvoir toucher les gens pour laisser entrer la lumière. »